Free Mobile : carte des pays inclus dans le pass destination

Le site d’actualité autours de l’univers de Free vient de publier une carte des 18 pays qui sont inclus dans le pass destination du forfait Free Mobile. Pour mémoire, les voici :

  • Antilles et Guyane Françaises
  • Allemagne
  • Autriche
  • Belgique
  • Canada
  • Croatie
  • Espagne
  • Grèce
  • Irlande
  • Israël
  • Italie
  • Pays-Bas
  • Pologne
  • Portugal
  • République Tchèque
  • Roumanie
  • Royaume-Uni
  • Suède

Le pass destination de Free Mobile comprend les appels illimités depuis er vers ces destinations ainsi que les SMS et MMS 35 jours par an.

WP Serveur hébergement wordpress performant et sécurisé

téléphone Jolla : premières impressions

Téléphone jolla : mes premières impressions après une semaine d’utilisation du système d’exploitation Sailfish OS et du matériel Jolla.

Pourquoi le téléphone Jolla

Voilà une bonne semaine maintenant que je teste le téléphone Jolla tournant sous SailfishOS. Jolla a été créé par des anciens de Nokia refusant la stratégie du tout Microsoft et l’abandon des investissements fait sur un OS mobile basé sur linux et le fameux N900. J’ai toujours apprécié le sérieux des produits Nokia, la qualité de l’accroche réseau (qui à tendance à être de moins en moins bonne sur nos smartphones) et une certaine idée du respect des consommateurs. Maintenant que l’entité mobile de Nokia est devenu Microsoft, les principes s’éloignent peu à peu. J’ai essayé plusieurs Nokia sous Windows Phone (1020, 625 et 635) sans être complètement convaincu. A part le premier Iphone qui a révolutionné le monde du mobile, aucun smartphone ne m’a réellement emballé, soit par manque de stabilité, soit pour un manque de réactivité, soit par une autonomie faiblarde, soit par une accroche réseau défaillante … Le premier Nokia sous Windows Phone que j’ai eu, le 625, malgré quelques limitations, m’a permis de retrouver un smartphone d’une bonne qualité (n’étant pas un grand fan des différentes applications mobiles, un manque de celles-ci sur un store ne me gène pas outre mesure, celles que j’utilise sont en général présentes). Le 635 fut une grosse déception (stabilité, appareil photo, batterie et stabilité mais plus fluide que le 625) ainsi que le 1020 (accroche réseau déplorable, batterie très faible).

Après la campagne de Crowdfunding réussie de Jolla pour sa tablette (j’attends la mienne avec impatience, surtout quand on voit la démo de Sailfish 2.0 ), je me suis laissé tenté par le téléphone Jolla. J’apprécie le fait de pouvoir changer la batterie sans avoir à acheter un nouveau téléphone, un design épuré, un système respectant mieux la vie privé que IOS ou Android, une conception européenne par des gens d’expérience. Voilà, mais quant est il après une utilisation dans la vraie vie.

Téléphone Jolla : qualités et défauts

Bien entendu, le téléphone Jolla a des qualités et des défauts. Premièrement, la prise en main est excellente, j’aime le design, l’interface dépouillée, la réactivité et la stabilité du système d’exploitation. L’accroche réseau me semble excellente (je ne suis pas encore allé dans certains coins permettant de repousser les limites), les fonctions téléphoniques bien pensées même si je regrette l’absence de messagerie vocale visuelle (j’en développerais peut-être une) et la notification de message sur le répondeur (il y a un problème sur certains réseaux) non fonctionnelle (même s’il y a une solution, mais non soutenue officiellement). La fonction modem que j’utilise beaucoup est très efficace. Enfin, l’autonomie me semble excellente (à vérifier dans la durée). Enfin, il est possible d’accéder aux applications Android. Celles que j’utilise fonctionnent très bien et sans ralentissement (certaines marchent mieux que sous Windows Phone !!!)

Pour les points négatifs du téléphone Jolla, le navigateur web mérite de gagner en ergonomie (la nouvelle version corrige une partie des reproches, mais il reste encore du travail) et l’application mail d’une fonction de recherche performante (même si la lecture des mails est un bonheur).

Conclusion

Voici mon premier retour d’expérience du téléphone Jolla, après une bonne semaine d’utilisation. Je ferais une évaluation plus détaillée après un usage un peu plus long. En conclusion, pour ceux qui souhaite un téléphone pour téléphoner avant tout, le téléphone Jolla est un excellent choix. Pour ceux qui souhaitent un smartphone pour jouer et surfer sur le web, peut-être qu’un téléphone avec un écran plus grand (pour moi c’est la bonne taille 😉 ) et un navigateur web plus ergonomique serait une meilleure solution.

Jolla tablette : vidéo de démo du prototype

Vidéo présentant le prototype de la tablette Jolla.

SFR dans la tourmente

SFR voit des nuages s’accumuler à l’horizon. Pour être précis j’en vois 3 principaux : économique, réglementaire et commercial.

Les derniers résultats économiques sont inférieurs aux attentes avec une baisse significative de la marge (-4 points soit 30%). On attendra d’avoir les chiffres détaillés pour comprendre les raisons de cette érosions. Une première interrogation peut nous venir à l’esprit : stagnation du chiffre d’affaires et baisse des marges, alors que les marges des offres triple play sont stables (voir meilleures) comme celle des mobiles, est-ce SFR ne paie pas le recrutement à grand renfort de communication de professionnels dont la marge est plus faible et l’exigence plus importante ? Enfin, le joli coup réalisé par Xavier Niel qui va pousser le régulateur a exiger une baisse conséquente du coût des terminaisons mobiles, qui sont une manne pour nos 3 opérateurs mobiles. La décision est attendue cet été.
Le deuxième nuage concerne la venue d’un 4ème opérateur mobile. Même si le déploiement n’avance pas aussi vite qu’espéré par certains, et notamment les clients Free eux-même, SFR va voir sa perte de marché baisser et ses marges rognées si Free tient ses promesses (aie, on rejoins le premier nuage).
Enfin, le troisième nuage est commercial. En effet, deux arrêts ont été rendus hier par la cour de cassation reconnaissant le statut de salarié à 2 anciens revendeurs SFR. Le réseau commercial est en dehors des grands comptes, constitué par la vente indirecte au travers de franchisés, d’espace SFR et de revendeurs. Le problème va se poser sur les partenaires actuels, mais aussi les anciens évincés durement. SFR doit se préparer à faire face à un risque financier important. Encore une fois, on rejoint le premier nuage.
L’avenir de SFR est-il autant sombre : pas forcément, tant que le marché du mobile français reste aussi rentable et le triple play sans réelle concurrence, les marges sont protégées. Le risque peut venir des actionnaires et notamment de Vodafone. Quelles vont être leurs positions à long terme ?

Lancement de la consultation 4ème licence 3G

L’appel à candidature pour l’attribution de la 4ème licence 3G a été publié au journal officiel faisant par là même taire les mauvaises langues taxant le gouvernement de faire maximum afin d’empêcher un nouvel entrant. Les 3 opérateurs historiques se réservent le droit de porter devant la justice les conditions notamment financières. Le feuilleton ne fait que commencer alors que la liste des prétendants s’allonge.

Cartes 3G : guide de choix

Les grandes vacances arrivent à pas de géant. Comment garder le contact avec son entreprise en utilisant son ordinateur portable au bord de la piscine ? Quelles sont les différentes offres disponibles ? Quels sont les différentes cartes proposées ?

Tout d’abord, l’étude n’est valable que pour l’usage sur le territoire français, car en dehors, les tarifs sont prohibitifs : attention aux surprises 😳 . Il faut mieux alors prendre une carte d’un opérateur local, un abonnement à un hotspot ou accèder via le wifi de l’hôtel.

Les forfaits se présentent en 2 groupes : les illimités et les consommations au compteur. L’analyse porte ici uniquement sur les offres pour les titulaires d’un SIRET (Pro et entreprises).

Les forfaits au compteur sont à prendre avec des pincettes, notamment ceux en Mo. En effet, sur les ordinateurs des logicielles dès qu’un connexion internet est détectée, se mettent automatiquement à jour, transmettent et reçoivent des informations (antivirus, antispam, skype, windows …). La facture peut alors être lourde.

Orange propose 4 forfaits ( 50Mo, 100Mo, 300Mo et 1Go ), SFR 6 forfaits de 10Mo à l’infini, Coriolis 6 forfaits et Futur Télécom une offre au compteur pur. Quand à Bouygtel une offre innovante où vous payez à l’utilisation journalière.

Le tableau ci-dessous résume les offres non illimitées des 5 opérateurs, offres disponibles à l’heure où j’écris ces lignes.

            
Volume en Mo102550601001502503005006001024
Orange 24 mois Forfait  18,00 23,00  30,00  39,00
Coût réel18,0018,0018,0023,0023,0030,0030,0030,0039,0039,0039,00
            
Forfait SFR Global Access Ajsutable 24 mois9,00 16,00   25,00 33,00 41,00
Coût réel9,0016,0016,0025,0025,0025,0025,0033,0033,0041,0041,00
            
Forfait BouygTel 3G+ EDGE 1 jour(*)          
Coût réel           
            
Coriolis (Forfait ajustable 24 mois)16,8019,80 22,80 27,80 33,80 41,80 
Coût réel16,8019,8022,8022,8027,8027,8033,8033,8041,8041,8046,80
            
Futur Télécom           
Coût réel20,0035,0060,0070,00110,00160,00260,00310,00510,00610,001 034,00

(*)Offre facturée à l’utilisation journalière entre 1,68 €/jour pour une conso < 10M à 6,69 €/jour. 0 € si pas de connexion

Dans le tableau, vous trouverez 2 lignes par opérateur : la première représente les forfaits, et la deuxième combien la facture serait avec l’offre de cet opérateur, ceci afin d’avoir des éléments de comparaison plus fins.

L’offre de Futur Télécom, avec un abonnement de 10€ et une facturation au Mo (1€/u) est largement distancée. Pour les très faibles usages, l’offre SFR est imbatable, ensuite l’offre de Orange est plus intéressante.

L’offre de Bouygtel est originale. Pas d’engagement de durée, les jours de faible utilisation une facturation très faible, les autres par contre plus importantes. Elle est particulièrement adaptée aux personnes qui pensent peu l’utiliser, qui veulent découvrir sans s’engager ou ceux qui ne font que du mail (avec une restriction sur les pièces jointes) et en utilisation non journalière. On verra sinon, qu’une offre illimitée sera alors préférable. SFR propose une offre avec une idée proche : SFR Global Access sans engagement. Vous payez 8€/jour de connexion incluant un forfait de 75Mo. Elle reste néanmoins plus chère que celle de Bouygtel et peu avantageuse : si vous vous connectez 5 jours dans le mois, vous payerez le même prix qu’un forfait illimité SFR !

Mais heureusement, les offres illimitées ont vu le jour.

   
Forfait illimité1224Mois
Orange Business Everywhere illimité internet 31,00 
SFR Business Global Accès illimité45,0040,00 
Bouygtel internet mobile 3G+ Edge illimité29,2025,00 
FuturTélécom 39,00 
Coriolis   

A part Coriolis qui ne dispose pas d’offres, deux offres ressortent du lot, celle de Bouygtel et celle d’Orange, la première étant la plus économique. On voit qu’à partir d’un usage de 50Mo par mois, l’offre illimitée est la plus judicieuse.

Le choix de l’opérateur doit aussi tenir compte de son niveau de couverture selon les endroits où vous allez le plus souvent, sachant qu’un opérateur peut-être bon à un endroit et mauvais à un autre. A ce jour, toutes les grandes villes françaises sont couvertes par les 3 opérateurs. Un dernier : ne vous attendez pas à avoir une grande disponibilité dans le TGV, vous aurez à subir de nombreuses déconnexions (mais pas génant pour le traitement du mail, plus pour du Citrix par exemple). Chaque opérateur propose une carte (plus ou moins à jour) de leur couverture que vous pouvez trouver sur leur site. FuturTélécom et Coriolis utilise le réseau de SFR.

Pour finir, nous allons comparer les différentes cartes permettant de connecter votre ordinateur au réseau 3G. Les 4 opérateurs proposent la clé USB icon 255 hors BouygTel qui eux propose la clé ZTE MF626. Les 2 clés sont de très bonne qualité. Les logiciels fournis fonctionnent sous Windows ou MacOSX. Les utilisateurs de linux devront installer eux même les drivers correspondant (vous trouverez ne nombreuses ressources sur le web). Orange et SFR proposent d’autres cartes qui peuvent avoir de l’intérêt. Orange propose un modem USB Huawei et 2 cartes avec des connectiques différentes : PCMCIA et PCI Express. SFR propose une clé Huawei E160 permettant en plus de stocker des données avec l’ajoût d’une carte mémoire (ce n’est pas le but !) et une carte VMCC pour se connecter via un port PCMCIA ou PCI Express.

En conclusion, BouygTel propose une offre illimitée très compétitive et une offre à la demande extrêmement différenciante qui peut-être le choix idéal pour les vacances ou les déplacements courts. Orange avec sont offre illimitée est aussi intéressante.

Attention, l’utilisation d’applications peer to peer, VoIP, streaming sont prohibées.

Passerelle GSM : économies réelles ?

Les appels vers mobiles pèsent très lourd dans les factures de téléphonie. Est-ce qu’une passerelle GSM est une solution envisageable ?

Définition d’une passerelle GSM

Pour commencer, je vais vous apporter la définition exacte selon l’ARCEP :

« Les « hérissons », ou « passerelles mobiles » ou «GSM gateways » sont des équipements qui peuvent être raccordés à un commutateur et qui permettent d’écouler du trafic vers les réseaux mobiles en utilisant deux boucles locales radio au lieu d’une. La première boucle locale radio permet d’acheminer l’appel du « hérisson » jusqu’au réseau de l’opérateur mobile ; la deuxième permet d’acheminer l’appel du réseau de l’opérateur mobile jusqu’au terminal mobile du destinataire de l’appel. L’économie des « hérissons » est décrite plus en détail dans la décision 04-936 en date du 9 décembre 2004. »

Fonctionnement

En d’autres termes, quand vous appelez un mobile à partir de votre standard téléphonique, l’autocommutateur va automatiquement routé l’appel vers la passerelle GSM. Ainsi, l’appel sera réalisé au travers de la carte SIM intégrée à ladite passerelle. Vous serez alors facturé par votre opérateur mobile au lieu de votre opérateur fixe. Il est possible d’utiliser plusieurs cartes SIM, dont plusieurs opérateurs mobiles.

Légalité

Je vais commencer par apporter le premier élément de réponse, sans lequel, le reste de l’article n’a plus aucun intérêt. L’utilisation d’une passerelle GSM est-elle légale ?

L’avis N°04-0936 de l’arcep du 9 décembre 2004 est très clair sur le sujet. L’utilisation de hérisson est tout à fait légale sur le réseau des 3 opérateurs mobiles :

« DECIDE :

Article 1 – Est déclaré pertinent le marché de gros de la terminaison d’appel vocal sur le réseau

d’Orange France à destination de ses clients, en métropole. Ce marché comprend la prestation de

terminaison d’appel vocal « directe » et la prestation de terminaison d’appel vocal « indirecte »

par le biais d’un dispositif appelé hérisson utilisant des cartes SIM de l’opérateur mobile.

Article 2 – Est déclaré pertinent le marché de gros de la terminaison d’appel vocal sur le réseau

de SFR à destination de ses clients, en métropole. Ce marché comprend la prestation de

terminaison d’appel vocal « directe » et la prestation de terminaison d’appel vocal « indirecte »

par le biais d’un dispositif appelé hérisson utilisant des cartes SIM de l’opérateur mobile.

Article 3 – Est déclaré pertinent le marché de gros de la terminaison d’appel vocal sur le réseau

de Bouygues Télécom à destination de ses clients, en métropole. Ce marché comprend la

prestation de terminaison d’appel vocal « directe » et la prestation de terminaison d’appel vocal «

indirecte »  par le biais d’un dispositif appelé hérisson utilisant des cartes SIM de l’opérateur

mobile.

Article 4 –  Le directeur général de l’Autorité notifiera à Orange France, SFR et Bouygues

Télécom la présente décision qui sera publiée au Journal officiel de la République française. »

En conclusion, même si l’autorité n’interdit pas l’utilisation, il faut par contre garder à l’esprit, que la mise en place d’un hérisson peut dans certains cas outrepasser des clauses de non détournement d’usage spécifiées dans les CGV des offres des opérateurs mobiles. Par exemple, l’opérateur Kertel le notifie dans ses conditions générales de ventes :

« 7.5   Le Client s’engage à ne pas utiliser la Carte SIM à d’autres fins que celles de l’utilisation normale du Service et s’interdit notamment : – d’intégrer la Carte SIM dans un équipement autre qu’un téléphone mobile; – d’utiliser la Carte SIM pour des communications dont l’acheminement est détourné; – d’utiliser un dispositif permettant l’automatisation de l’émission des appels ou des messages; – d’utiliser la Carte SIM dans le cadre de boîtiers radios « Hérissons » en émission ou en réception; »

Est-ce financièrement intéressant ?

La seconde question, est-ce (encore) intéressant d’utiliser une passerelle GSM ?

Le calcul de rentabilité n’est pas très simple. Il dépend de plusieurs éléments que je vais vous détailler. Il faut d’abord définir le volume de vos appels vers mobiles (vers votre flotte et en dehors), le nombre d’appels simultanés vers les mobiles nécessaires. La facture de votre opérateur fixe actuel vous sera d’une grande aide. Ces éléments vont permettre de définir le type de passerelle, le nombre de cartes SIM nécessaires et l’allocation de ressources au niveau du PABX (LR, T0 ou PS). On obtient ainsi l’investissement à réaliser, sachant que dans le cadre du matériel il est couramment amorti sur 5 ans. Il peut-être intéressant de définir le nombre d’accès numéris à supprimer à partir de 2 cartes SIM, ainsi le coût d’upgrade du PABX est nul, et l’économie des abonnements France Télécom peut amortir l’investissement de la passerelle.

Ensuite, il vous faut connaître le coût de vos appels actuels vers les mobiles. Ce peut-être simple, mais parfois impossible comme dans le cas des offres Orange T0 illimité où la quote part mobile n’est pas extractible du montant du forfait. Vous divisez le prix total par le nombre de minutes afin d’obtenir votre prix minute réel (attention aux surprises avec les phénomènes forfaits, crédit temps, coût de connexion).

Enfin, il faut faire la même opération avec votre facture mobile en tenant compte des options et des éléments supplémentaires : minutes et cartes SIM.

D’après les simulations que j’ai eu à réaliser, l’intérêt est à simuler au cas par cas. Les entreprises appelant beaucoup leur flotte de mobile ou appelant beaucoup les mobiles ont tout intérêt à utiliser des passerelles.

Quels sont les différents types de passerelles ?

Il existe 4 types de passerelles GSM en excluant bien entendu le nombre de cartes SIM qu’elles peuvent utiliser. Le type se définit par la connectivité à un PABX ou autocommutateur. Vous l’aurez compris, il existe 4 types :

  • réseau analogique :  la connexion se fait sur un port LR de l’autocommutateur. (de moins en moins utilisé)
  • poste analogique : la connexion se fait via un port de poste analogique et est vu comme un simple poste. Tous les PABX ne supporte pas le routage sur un PS. Cette connectique est utilisée dans les passerelle mon SIM.
  • numéris : la connexion se fait via un port T0 ou T2 de l’autocommutateur, utilisé surtout pour les passerelles supportant plusieurs cartes SIM.
  • IP : la connexion se fait via le réseau de votre entreprise en utilisant les protocoles de VoIP, en général le protocole SIP,  H323 ou SCCP. Elles sont particulièrement intéressantes dans le cadre des entreprises multisites où il est alors nécessaire d’installer une seule passerelle sur le site principal.

Quels sont les principaux constructeurs ?

Ils sont peut nombreux , les 2 learders en France étant Quescom et 2N Télécommunications. Il existe bien entendu d’autres constructeurs sérieux, mais avec une gamme soit orientée TPE soit opérateurs.

Pour vous donner une idée de prix, une passerelle GSM commence à partir de 300 € et la mise en oeuvre est aisée. le plus complexe vient souvent de la programmation du routage de votre PABX, mais votre installateur se doit de le maîtriser parfaitement.

Conclusion

En conclusion, les passerelles GSM ou hérissons ont encore une belle vie devant eux, même si les gros opérateurs et l’ARCEP souhaite leur disparition.

4eme licence mobile : les enjeux

La consultation devrait être lancée avant l’été (il reste peu de temps), il faudra attendre la fin d’année pour connaître une décision en espérant qu’elle soit positive pour un nouvel entrant. En attendant, quels sont les enjeux ?

Les enjeux

Le marché des télécoms a représenté 44,2 milliards d’Euros en 2008 en France avec une croissance annuelle de 3,6% alors que dans le même temps le PIB français plafonnait à 2%. Les services mobiles s’occroient à eux seuls 18,6 milliards d’Euros soit 42% du marché global des télécoms avec une croissance de 5,6% supérieure aux années précédentes. Il est intéressant de noter que le nombre d’utilisateurs de services 3G a doublé atteignant 11,4 millions en 2008 et que le nombre de SMS a explosé (+80%). La part voix de ce marché pèse 15,5 milliards d’Euros en croissance de 2,2% en 2008 alors que le nombre de minutes n’augmentent que de 2,3%.

Les parts de marchés entre les différents acteurs restent stables : en 2008, c’est toujours Orange qui détient la première place des opérateurs mobiles avec 43,6% de parts de marché (25,2 millions de clients) contre 43,78% en 2007, devant, puis SFR (33,8% avec 19,7 millions d’abonnés, contre 33,96% en 2007) et enfin Bouygues Telecom (16,5% et ses 9,59 millions de clients, contre 17,38% en 2007). Les MVNO voient leur part de marché enregistrer une faible croissance en passant de 4,88% en 2007 à 6,1% en 2008.

Le marché du mobile reste un marché superformant les autres marchés où la concurrence peut vraiement s’exprimer avec un acteur disposant d’une infrastructure en propre.

 

Historique de la 4ème licence

1er appel à candidature :

18 Juillet 2001 : 2 licences UMTS sont attribuées à Orange et SFR.

7 septembre 1001 : les fréquences relatives aux licences sont attribuées à Orange et SFR.

2ème appel à candidature :

27 septembre 2002 : l’ART retient la candidature de Bouygues Télécom

3ème appel à candidature :

5 octobre 2006 : consultation publique des acteurs sur leur possible intérêt pour la 4° licence 3G encore disponible.

8 mars 2007 : les modalités et conditions d’attribution de la 4ème licence 3G sont publiées au Journal Officiel.

9 octobre 2007 : la candidature de Free Mobile ne peut pas être retenue dans les conditions financières actuellement définies dans la loi.

4 mai 2009 : Christine LAGARDE et Luc CHATEL saisissent la Commission des participations et des transferts pour évaluer le prix de la 4ème licence avant le 15 juin 2009.

15 juin 2009 : La Commission des Participations et des Transferts a rendu sa copie à l’Elysée sur le prix de la quatrième licence de téléphonie 3G. La commission a estimé le prix à 240 millions d’euros par bloc, ce qui donne la licence 3G à 720 millions d’euros, contre 619 millions d’euros payés par les 3 opérateurs actuels.

Quels nouveaux opérateurs entrants ? 

Le premier nom qui vient sur toutes les lèvres : Free au travers de sa maison mère Iliad. En effet, après un premier refus, une offre mobile permettrait à Iliad de disposer d’un portefeuille complet voix et data, fixe et mobile à même de séduire fortement les clients actuels et d’augmenter de manière sensible la valorisation de la société. Ce pourrait être le premier acteur à proposer une offre complètement convergente. Les diverses communications de Free annonce des tarifs très agressifs.

Le deuxième acteur naîtrait d’une condidature conjointe entre deux société, le MVNO Virgin Mobile et Numéricâble. Peu d’informations sont malgré tout disponible à ce jour.

Aucun autre acteur n’est connu à ce jour.

Et maintenant

La consultation devrait être lancée avant l’été (il reste peu de temps), il faudra attendre la fin d’année pour connaître une décision en espérant qu’elle soit positive pour un nouvel entrant.