Jolla tablette : vidéo de démo du prototype

Vidéo présentant le prototype de la tablette Jolla.

Bilan de la couverture 2G en France

L’ARCEP vient de publier un bilan très instructif de la couverture 2G en France en attendant le même travail pour la 3G pour l’automne 2009.

Il en ressort que 97,8% du territoire est couvert par les 3 opérateurs à la fois, tandis que 100 000 habitants n’ont pas accès au service (0,18%).

Le bilan par opérateur révèle que les différences entre eux deviennent mineures : Orange couvre 99,57% de la population alors que SFR et Bouygtel 98,7% ce qui correspond à une surface du territoire de 95,9% et de 90,6%.

Vous pouvez consulter le rapport complet (ainsi que la synthèse) en cliquant ici : synthèse et rapport complet bilan couverture 2G-aout09

Les opérateurs mobiles en métropole ont l’obligation de publier des cartes de couverture. Elles sont disponibles aux adresses suivantes :

Passerelle GSM : économies réelles ?

Les appels vers mobiles pèsent très lourd dans les factures de téléphonie. Est-ce qu’une passerelle GSM est une solution envisageable ?

Définition d’une passerelle GSM

Pour commencer, je vais vous apporter la définition exacte selon l’ARCEP :

« Les « hérissons », ou « passerelles mobiles » ou «GSM gateways » sont des équipements qui peuvent être raccordés à un commutateur et qui permettent d’écouler du trafic vers les réseaux mobiles en utilisant deux boucles locales radio au lieu d’une. La première boucle locale radio permet d’acheminer l’appel du « hérisson » jusqu’au réseau de l’opérateur mobile ; la deuxième permet d’acheminer l’appel du réseau de l’opérateur mobile jusqu’au terminal mobile du destinataire de l’appel. L’économie des « hérissons » est décrite plus en détail dans la décision 04-936 en date du 9 décembre 2004. »

Fonctionnement

En d’autres termes, quand vous appelez un mobile à partir de votre standard téléphonique, l’autocommutateur va automatiquement routé l’appel vers la passerelle GSM. Ainsi, l’appel sera réalisé au travers de la carte SIM intégrée à ladite passerelle. Vous serez alors facturé par votre opérateur mobile au lieu de votre opérateur fixe. Il est possible d’utiliser plusieurs cartes SIM, dont plusieurs opérateurs mobiles.

Légalité

Je vais commencer par apporter le premier élément de réponse, sans lequel, le reste de l’article n’a plus aucun intérêt. L’utilisation d’une passerelle GSM est-elle légale ?

L’avis N°04-0936 de l’arcep du 9 décembre 2004 est très clair sur le sujet. L’utilisation de hérisson est tout à fait légale sur le réseau des 3 opérateurs mobiles :

« DECIDE :

Article 1 – Est déclaré pertinent le marché de gros de la terminaison d’appel vocal sur le réseau

d’Orange France à destination de ses clients, en métropole. Ce marché comprend la prestation de

terminaison d’appel vocal « directe » et la prestation de terminaison d’appel vocal « indirecte »

par le biais d’un dispositif appelé hérisson utilisant des cartes SIM de l’opérateur mobile.

Article 2 – Est déclaré pertinent le marché de gros de la terminaison d’appel vocal sur le réseau

de SFR à destination de ses clients, en métropole. Ce marché comprend la prestation de

terminaison d’appel vocal « directe » et la prestation de terminaison d’appel vocal « indirecte »

par le biais d’un dispositif appelé hérisson utilisant des cartes SIM de l’opérateur mobile.

Article 3 – Est déclaré pertinent le marché de gros de la terminaison d’appel vocal sur le réseau

de Bouygues Télécom à destination de ses clients, en métropole. Ce marché comprend la

prestation de terminaison d’appel vocal « directe » et la prestation de terminaison d’appel vocal «

indirecte »  par le biais d’un dispositif appelé hérisson utilisant des cartes SIM de l’opérateur

mobile.

Article 4 –  Le directeur général de l’Autorité notifiera à Orange France, SFR et Bouygues

Télécom la présente décision qui sera publiée au Journal officiel de la République française. »

En conclusion, même si l’autorité n’interdit pas l’utilisation, il faut par contre garder à l’esprit, que la mise en place d’un hérisson peut dans certains cas outrepasser des clauses de non détournement d’usage spécifiées dans les CGV des offres des opérateurs mobiles. Par exemple, l’opérateur Kertel le notifie dans ses conditions générales de ventes :

« 7.5   Le Client s’engage à ne pas utiliser la Carte SIM à d’autres fins que celles de l’utilisation normale du Service et s’interdit notamment : – d’intégrer la Carte SIM dans un équipement autre qu’un téléphone mobile; – d’utiliser la Carte SIM pour des communications dont l’acheminement est détourné; – d’utiliser un dispositif permettant l’automatisation de l’émission des appels ou des messages; – d’utiliser la Carte SIM dans le cadre de boîtiers radios « Hérissons » en émission ou en réception; »

Est-ce financièrement intéressant ?

La seconde question, est-ce (encore) intéressant d’utiliser une passerelle GSM ?

Le calcul de rentabilité n’est pas très simple. Il dépend de plusieurs éléments que je vais vous détailler. Il faut d’abord définir le volume de vos appels vers mobiles (vers votre flotte et en dehors), le nombre d’appels simultanés vers les mobiles nécessaires. La facture de votre opérateur fixe actuel vous sera d’une grande aide. Ces éléments vont permettre de définir le type de passerelle, le nombre de cartes SIM nécessaires et l’allocation de ressources au niveau du PABX (LR, T0 ou PS). On obtient ainsi l’investissement à réaliser, sachant que dans le cadre du matériel il est couramment amorti sur 5 ans. Il peut-être intéressant de définir le nombre d’accès numéris à supprimer à partir de 2 cartes SIM, ainsi le coût d’upgrade du PABX est nul, et l’économie des abonnements France Télécom peut amortir l’investissement de la passerelle.

Ensuite, il vous faut connaître le coût de vos appels actuels vers les mobiles. Ce peut-être simple, mais parfois impossible comme dans le cas des offres Orange T0 illimité où la quote part mobile n’est pas extractible du montant du forfait. Vous divisez le prix total par le nombre de minutes afin d’obtenir votre prix minute réel (attention aux surprises avec les phénomènes forfaits, crédit temps, coût de connexion).

Enfin, il faut faire la même opération avec votre facture mobile en tenant compte des options et des éléments supplémentaires : minutes et cartes SIM.

D’après les simulations que j’ai eu à réaliser, l’intérêt est à simuler au cas par cas. Les entreprises appelant beaucoup leur flotte de mobile ou appelant beaucoup les mobiles ont tout intérêt à utiliser des passerelles.

Quels sont les différents types de passerelles ?

Il existe 4 types de passerelles GSM en excluant bien entendu le nombre de cartes SIM qu’elles peuvent utiliser. Le type se définit par la connectivité à un PABX ou autocommutateur. Vous l’aurez compris, il existe 4 types :

  • réseau analogique :  la connexion se fait sur un port LR de l’autocommutateur. (de moins en moins utilisé)
  • poste analogique : la connexion se fait via un port de poste analogique et est vu comme un simple poste. Tous les PABX ne supporte pas le routage sur un PS. Cette connectique est utilisée dans les passerelle mon SIM.
  • numéris : la connexion se fait via un port T0 ou T2 de l’autocommutateur, utilisé surtout pour les passerelles supportant plusieurs cartes SIM.
  • IP : la connexion se fait via le réseau de votre entreprise en utilisant les protocoles de VoIP, en général le protocole SIP,  H323 ou SCCP. Elles sont particulièrement intéressantes dans le cadre des entreprises multisites où il est alors nécessaire d’installer une seule passerelle sur le site principal.

Quels sont les principaux constructeurs ?

Ils sont peut nombreux , les 2 learders en France étant Quescom et 2N Télécommunications. Il existe bien entendu d’autres constructeurs sérieux, mais avec une gamme soit orientée TPE soit opérateurs.

Pour vous donner une idée de prix, une passerelle GSM commence à partir de 300 € et la mise en oeuvre est aisée. le plus complexe vient souvent de la programmation du routage de votre PABX, mais votre installateur se doit de le maîtriser parfaitement.

Conclusion

En conclusion, les passerelles GSM ou hérissons ont encore une belle vie devant eux, même si les gros opérateurs et l’ARCEP souhaite leur disparition.

4eme licence mobile : les enjeux

La consultation devrait être lancée avant l’été (il reste peu de temps), il faudra attendre la fin d’année pour connaître une décision en espérant qu’elle soit positive pour un nouvel entrant. En attendant, quels sont les enjeux ?

Les enjeux

Le marché des télécoms a représenté 44,2 milliards d’Euros en 2008 en France avec une croissance annuelle de 3,6% alors que dans le même temps le PIB français plafonnait à 2%. Les services mobiles s’occroient à eux seuls 18,6 milliards d’Euros soit 42% du marché global des télécoms avec une croissance de 5,6% supérieure aux années précédentes. Il est intéressant de noter que le nombre d’utilisateurs de services 3G a doublé atteignant 11,4 millions en 2008 et que le nombre de SMS a explosé (+80%). La part voix de ce marché pèse 15,5 milliards d’Euros en croissance de 2,2% en 2008 alors que le nombre de minutes n’augmentent que de 2,3%.

Les parts de marchés entre les différents acteurs restent stables : en 2008, c’est toujours Orange qui détient la première place des opérateurs mobiles avec 43,6% de parts de marché (25,2 millions de clients) contre 43,78% en 2007, devant, puis SFR (33,8% avec 19,7 millions d’abonnés, contre 33,96% en 2007) et enfin Bouygues Telecom (16,5% et ses 9,59 millions de clients, contre 17,38% en 2007). Les MVNO voient leur part de marché enregistrer une faible croissance en passant de 4,88% en 2007 à 6,1% en 2008.

Le marché du mobile reste un marché superformant les autres marchés où la concurrence peut vraiement s’exprimer avec un acteur disposant d’une infrastructure en propre.

 

Historique de la 4ème licence

1er appel à candidature :

18 Juillet 2001 : 2 licences UMTS sont attribuées à Orange et SFR.

7 septembre 1001 : les fréquences relatives aux licences sont attribuées à Orange et SFR.

2ème appel à candidature :

27 septembre 2002 : l’ART retient la candidature de Bouygues Télécom

3ème appel à candidature :

5 octobre 2006 : consultation publique des acteurs sur leur possible intérêt pour la 4° licence 3G encore disponible.

8 mars 2007 : les modalités et conditions d’attribution de la 4ème licence 3G sont publiées au Journal Officiel.

9 octobre 2007 : la candidature de Free Mobile ne peut pas être retenue dans les conditions financières actuellement définies dans la loi.

4 mai 2009 : Christine LAGARDE et Luc CHATEL saisissent la Commission des participations et des transferts pour évaluer le prix de la 4ème licence avant le 15 juin 2009.

15 juin 2009 : La Commission des Participations et des Transferts a rendu sa copie à l’Elysée sur le prix de la quatrième licence de téléphonie 3G. La commission a estimé le prix à 240 millions d’euros par bloc, ce qui donne la licence 3G à 720 millions d’euros, contre 619 millions d’euros payés par les 3 opérateurs actuels.

Quels nouveaux opérateurs entrants ? 

Le premier nom qui vient sur toutes les lèvres : Free au travers de sa maison mère Iliad. En effet, après un premier refus, une offre mobile permettrait à Iliad de disposer d’un portefeuille complet voix et data, fixe et mobile à même de séduire fortement les clients actuels et d’augmenter de manière sensible la valorisation de la société. Ce pourrait être le premier acteur à proposer une offre complètement convergente. Les diverses communications de Free annonce des tarifs très agressifs.

Le deuxième acteur naîtrait d’une condidature conjointe entre deux société, le MVNO Virgin Mobile et Numéricâble. Peu d’informations sont malgré tout disponible à ce jour.

Aucun autre acteur n’est connu à ce jour.

Et maintenant

La consultation devrait être lancée avant l’été (il reste peu de temps), il faudra attendre la fin d’année pour connaître une décision en espérant qu’elle soit positive pour un nouvel entrant.