Fibre optique : explications

Fibre optique blog des telecoms

Dans cet article, je vais vous expliquer les différents types de liaison de fibre optique, les avantages et inconvénients de chacune.

FTTx : définition

Derrière le terme barbare FTTx, on définit différentes manière de raccorder l’abonné via la fibre optique. La fibre est utilisée soit sur toute la boucle locale ou en partie.
Souvent, quand on parle de raccordement des utilisateurs à la fibre optique, il s’agit de s’approcher via le réseau de fibres optiques au plus près du client, puis de raccorder celui-ci via une paire de cuivre (opérateurs télécom) ou d’un câble coaxial (câblo-opérateur).

Selon que la fibre est plus ou moins proche de l’utilisateur, on va utiliser différents termes :
FTTC : Fiber To The Curb : la fibre arrive jusqu’au trottoir
FTTB : Fiber to The Building : la fibre arrive jusqu’à l’immeuble, le raccordement à l’abonné est ensuite réalisé via d’autres technologies : câble, VDSL …
FTTH : Fiber To The Home : la fibre arrive jusqu’à l’abonné . Dans ce cas, la boucle locale est entièrement fibrée de bout en bout.

Architecture : P2P ou GPON

P2P ou Point à Point définit une architecture ou l’abonné dispose d’une fibre dédiée entre le NRO (Noeud de Raccordement Optique) et son logement ou bureau. Contrairement à l’architecture PON (Passive Optical Network) où l’on va multiplexer, c’est à dire faire passer plusieurs abonnés par une même fibre et utiliser un splitter passif afin de les raccorder. La bande passante est donc mutualisée, mais a pour avantage un coût de déploiement plus faible.

L’avantage économique de l’architecture GPON est indéniable. On regroupe jusqu’à 64 fibres d’abonnés dans une seule. Le diamètre des fourneaux est donc plus faible et le coût lié au génie civil plus faible.

L’avantage technique va à l’architecture P2P. L’abonné peut utiliser, hors restriction, la totalité de la bande passante disponible, alors en GPON, la bande passante est mutualisée. Le débit maximal descendant de GPON est de 2,5Gb/s. Si l’on souhaite fournir 100Mb/s à chaque abonné, on ne peut raccorder que 25 abonnés. Mais dans les faits, on part du principe que les 64 abonnés ne téléchargent pas 100Mb/s en même temps. Surbooking ?

Composants d’un réseau optique

Les termes utilisés peuvent paraître déroutant, car bien différents de ceux utilisés dans les réseaux DSL. Mais ces réseaux n’ont rien à voir !

OLT : Optical Line Termination : terminal optique côté opérateur

ONT : Optical Network Termination : terminal optique chez l’usager

ONU : Optical Network Unit = ONT

Splitter : multiplexage / démultiplexage dans le cas du réseau passif (PON)

Commutateur / routeur optique : équipement qui vont gérer le trafic dans le cas d’un réseau actif (P2P)

Conclusion

La plupart des réseaux grand publics sont basés sur l’architecture PON pour des raisons économiques. Seuls les réseaux entreprises, hors exception, peuvent avoir accès au réseau P2P, mais cela va dépendre de l’opérateur, mais aussi de l’offre souscrite. Un client Orange n’aura pas la même solution s’il souscrit à un abonnement fibre pro ou à un abonnement Fibre Optique via le réseau MPLS. Le prix n’est pas le même non plus !

Attention aussi aux offres pour les particuliers annonçant des débits de plusieurs centaines de Mb/s. Le débit de la fibre est partagé entre plusieurs clients, les opérateurs font du surbooking et ne s’engagent nullement sur ce débit. On reste sur du best effort !

Auteur : Mathias

Qui suis-je ? Je travaille dans les télécoms et réseaux depuis 1996 (oui, le siècle dernier). Je suis ingénieur en génie électrique et informatique industrielle réseaux et télécoms. Je suis passionné de technologies et je participe à plusieurs projets touchant les télécoms (asterisk et freeswitch notament) et la sécurité informatique (PfSense). J’interviens en tant que freelance afin d'accompagner les entreprises et opérateurs en leur apportant mon expérience et mon expertise.

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