Edito sécurité : attaques des systèmes téléphoniques (voip ou traditionnel)

Introduction

Les attaques informatiques se multiplient chaque jour. Mais certaines attaques ne font pas les gros titres des journaux, mais par contre coûtent cher. Ces attaques ont pour but de détourner le système téléphonique (PABX ou IPBX) de l’entreprise afin d’émettre des appels frauduleux vers des pays où les communications sont onéreuses. Cette activité est très lucrative. Certains opérateurs ont eux même eu la désagréable surprise un matin, de découvrir un volume d’appels très important anormal vers des destinations exotiques.

Il faut avoir en tête qu’une grande partie de ces attaques sont basées sur des failles connues. Ces mêmes attaques ne sont pas très complexes à mettre en oeuvre et ne prennent que peu de temps. Une autre partie des attaques se base sur la négligence des administrateurs des systèmes téléphoniques.

Donc oui, les attaques sur les systèmes de téléphonie sont en effet de plus en plus courant. 01net y a consacré un article le 15 mars dernier, que vous pouvez relire ICI .

Pourquoi ces attaques ?

Il est d’autant plus facile d’attaquer une grande partie des systèmes installés et ceci en grande partie à cause de la légèreté des décideurs et des intégrateurs. En effet, le premier est responsable du choix du système et de son prestataire. Il se doit aussi de vérifier quelles sont les prestations inclues dans son contrat de maintenance. En effet, les mises à jour sont des opérations qui prennent du temps et qui sont très souvent liées à l’achat de licences logicielles et hors contrat de maintenance. On parle sinon de contrat d’infogérance.
Le deuxième pêche souvent par le manque de compétences de base liées à la sécurité et le manque d’informations diffusées à son client (combien d’intégrateurs ont averti leurs clients de la nécessité de faire une mise à jour de leur système Alcatel suite à la découverte d’une faille de sécurité liée à la messagerie vocale ?).

Ces attaques sont-elles évitables ?

Ces attaques simples (et il y en a plusieurs) révèlent aussi un autre point inquiétant : le manque ou la baisse de compétences en général. Notre monde se tourne vers le lowcost, et seul le prix devient un élément de décision. Quand un stagiaire est responsable d’un déploiement ou d’une prestation, on est en droit de se poser des questions (un stagiaire n’est-il pas là pour apprendre ?).
Lors des déploiements, le volet sécurité n’est que très rarement pris en compte voir complètement occulté. Les mots de passe des systèmes ne sont pas modifiés, les utilisateurs ont le même mot de passe trivial d’accès à leurs ressources téléphoniques et on laisse aux VIP tous les droits

Resources complémentaires

J’ai écrit une liste d’articles sur ce sujet qui est en effet de plus en plus d’actualités. Les attaques sont maintenant organisées et automatisées. L’erreur serait de croire que vous êtes à l’abri (même de gros opérateurs se sont fait hacker).
http://www.blog-des-telecoms.com/votre-systeme-telephonique-est-il-bien-protege
http://www.blog-des-telecoms.com/securiser-votre-systeme-de-telephonie-pabx-ipbx
http://www.blog-des-telecoms.com/vulnerabilite-de-la-voip
http://www.blog-des-telecoms.com/comment-securiser-le-sip-d-un-serveur-asterisk
Je vous souhaite une bonne lecture, en espèrant que cette édito en ce jeudi matin puisse éviter à certaines entreprises des réveils douloureux en ces temps difficiles.

Asterisk : comment lire un numéro de téléphone à l’appelant

Nous allons voir comment asterisk peut annoncer un numéro de téléphone à l’appelant. En France, on ne lit un numéro de téléphone en annonçant chaque nombre le composant, mais par groupe de 2 ( 014012… est lu zero un, quarante, douze … et non zero, un, quatre, zero, un , deux …). Pour cela nous allons utiliser l’application app_playpack.so.

Fonctionnement

L’application app_playback.so se paramètre dans le fichier de configuration say.conf. L’application utilisée afin de lire le numéro est Playback().

Pré requis

Il faut s’assurer que dans sip.conf, dans la section [general] que vous ayez la définition suivante :

language=fr

Ensuite, éditez asterisk.conf et ajoutez dans le context [options] et ajouter :

languageprefix = yes

Les fichiers de voix française sont bien entendu installés.

Ensuite, vous devez avoir le fichier say.conf dans /etc/asterisk et ce fichier doit contenir les patterns pour le français.

Configuration

Modifiez say.conf afin d’avoir les lignes suivantes :

[fr](date-base,digit-base)
_[n]um:0X => num:${SAY:0:1}, num:${SAY:1:1}

...

;numeros 0800 : 0800, 0811... 0899
_pho[n]e:08XXXXXXXX => num:${SAY:0:1}, num:${SAY:1:3},num:${SAY:4:2}, num:${SAY:6:2},num:${SAY:8:2}

;numeros de telephones fixes et mobiles
_pho[n]e:0[1-79]XXXXXXXX => num:${SAY:0:1}, num:${SAY:1:1}, num:${SAY:2:2}, num:${SAY:4:2}, num:${SAY:6:2}, num:${SAY:8:2}

Ensuite, faites un reload ( ou juste « module reload app_playback.so ») afin de prendre en compte les changements.

Un exemple d’utilisation

Voici un exemple de code à ajouter dans un contexte du fichier extensions.conf :

[pres-num-tel-fr]
exten => 0011,1,Playback(phone:0140456789,say)
exten => 0011,n,Hangup

ou si vous souhaitez utiliser votre AGI en utilisant le PERL :

$AGI->exec("PLAYBACK num:0140456789,say ""n");

Voilà votre asterisk programmé afin d’énoncer à la manière française les numéros de téléphone.

Comment convertir un fichier audio pour son PABX asterisk ou Alcatel ?

La pluspart des PABX ou autocommutateurs n’acceptent pas n’importe quel format pour la musique d’attente, les messages d’accueils téléphoniques ou de répondeurs. Vous pouvez très facilement mixer votre musique avec votre belle voix avec des outils opensource comme Audacity .

Par contre, afin que vous puissiez importer votre message et le faire fonctionner, il devra répondre à certains standards : format wav, codage 8bits, taux d’échantillonage 8kHz et encodage ulaw (ou alaw). Pour cela, votre ami s’appelera sox . Il se définit comme le couteau suisse des programmes de traitements audio. Il est en effet extrêment puissant et multiplateforme (windows, linux, maxosx …).

Dans notre cas, voici la commande à utiliser afin de convertir notre fichier audio en format intelligible pour notre PABX préféré :

sox -V mon-message-audio.wav -r 8000 -c 1 -t ul -w mon-message-audio_OK.wav

Je vous invite à étudier la documentation afin de découvrir toutes les options possibles. Vous pouvez par exemple augmenter ou diminuer le volume du son.

Vérifier ses factures de téléphone

Introduction

N’avez-vous jamais trouvé vos factures de téléphonie trop élevées ? Mais, êtes-vous sûr que vos factures sont justes ?

Un vieil adage dit :

qui vérifie ses factures, ne perd pas son temps

et dans les télécoms, cet adage se vérifie très souvent. Il est rare que lors d’une mission, je ne trouve pas de facture comportant des erreurs. Il est vrai que selon les opérateurs, les erreurs sont plus ou moins récurrentes. Pire, avec certains, je suis sûr de trouver de grossières erreurs. Un conseil : vérifier bien vos factures

Les abonnements

Il faut commencer par vérifier les services, ce qui apparaît souvent dans une colonne abonnements.

  • Vérifiez bien que ces services sont toujours utilisés. Il est courant de trouver des services facturés alors qu’ils ont été résiliés plusieurs mois auparavant.
  • Vérifiez aussi les montants. Souvent, des baisses de tarifs ne se retrouvent pas toujours sur les factures
  • Demandez toujours des explications sur les lignes laconiques avec des intitulés vagues comme « divers » ou « autres services », sans plus de détail.

Les communications

Cette autre partie est plus difficile à contrôler, mais souvent des gains importants sont à attendre de cette analyse.

  • Commencez par vérifier la bonne application des tarifs. Pour les appels facturés à la seconde, dès la première secondes, une simple règle de 3 devrait être suffisante. Pour les autres modes de facturation, vérifiez bien que le nombre des appels est bien indiqué selon les destinations, et demandez le fichier contenant le détail des communications. Sachez bien, que plus le mode de facturation est peu clair, plus les erreurs sont courantes !
  • Puis vérifiez la durée des communications facturées. C’est évidemment l’étape la plus compliquée. Je vous propose 2 solutions :
    • Pendant un mois, notez sur un cahier certains de vos appels (heure précise, destinataire et durée de communications) et croisez ensuite ces données avec le reporting de votre opérateur.
    • Ou, installez de manière provisoire un outil qui enregistrera les données de chaque communication (autrement appelé outil de taxation). Ainsi, une corrélation sera simple, efficace et surtout opposable en cas de litige.

Certains opérateurs indélicats ne facturent pas la bonne durée des communications. J’ai trouvé sur une de mes missions, une sursaturation à la durée de l’ordre de 15% en moyenne ! Je vous rassure tout de même, la plus part des erreurs (hors erreurs sur les durées) ne sont pas malhonnêtes mais due à une grande complexité des outils de facturation.

Conclusion

Il est intéressant financièrement de vérifier ces factures. Ce travail de vérifications doit être fait de manière régulière et précise, car il est très difficile pour un non professionnel d obtenir des avoirs.
J’ai malgré tout permis lors de missions la récupération de sommes importantes.

Sécuriser votre système de téléphonie (PABX – IPBX)

Je viens de terminer plusieurs missions touchant la sécurité des systèmes de téléphonie. Malheureusement, j’arrive souvent un peu tard, et le mal est déjà en partie fait. En effet, l’utilisateur ne s’aperçoit de l’intrusion que lors de la réception de sa facture de consommations soit entre 1 et 2 mois après !

Heureusement, certains opérateurs avertissent leurs clients en cas d’utilisation anormale, cela limitant l’impact financier. Il faut bien être conscient que les attaques contre les systèmes de téléphonie sont en forte augmentation, car il y a de l’argent facile à gagner.

Il devient maintenant indispensable de s’assurer de la sécurisation de son autocommutateur. Avant tout, s’assurer que tous les mots de passe ont été changés, sont différents et suffisamment compliqués pour résister à une attaque par brute force. Bien entendu, garder ces mots de passe confidentiel ! Ensuite, il faut s’assurer que votre PABX soit bien à la dernière version logicielle. Et c’est là, que le choix du constructeur peut avoir un effet boomerang inattendu : certains facturent très cher les mises à jour alors que d’autres les mettent à disposition gratuitement ! Si pour des questions financières (certaines mises à jour coûtent plus de 1500 €), vérifier les failles de sécurité de votre version logicielle, et désactiver les services concernés si possible.

Puis sécuriser l’accès distant à votre système : privilégier un accès via un VPN à un accès par transfert de port ou par modem.

Placer aussi votre système derrière un firewall afin de ne laisser l’accès au monde extérieur qu’aux ports utiles.

Enfin, n’activer que les services utilisés, changer tous les codes d’accès d’origine (une boîte vocale avec comme code 0000 ou 1234 est à proscrire), et sécuriser les accès utilisateur.

Voilà rapidement, un résumé d’une sécurisation minimum à mettre en place afin de ne pas recevoir un jour une facture de téléphone exorbitante.

Je vous prépare un article plus précis pour les utilisateur d’asterisk.

Disparition programmée du PABX ou autocommutateur

Quel est l’avenir du PABX tel que nous le connaissons aujourd’hui au sein des entreprises ? Quel est l’intérêt d’investir dans du matériel dédié face à l’obsolescence des technologies et des hommes ?

En effet, une guerre commence à faire rage entre les solutions PABX matériels et les solutions de communications purement logicielles ?

Grâce à la téléphonie sur IP, il n’est plus nécessaire de disposer de ports dédiés sur une carte de votre autocommutateur afin de raccorder vos postes téléphoniques. Les offres de raccordements de trunk SIP des opérateurs permettent de se passer aussi de carte numéris. Alors à quoi bon investir dans du matériel, et ne pas investir sur du logiciel et de l’expertise ?

L’avènement de solutions open source performantes et leurs déclinaisons commerciales proposent une offre concurrentielle apportant des fonctionnalités de communications évoluées. Des constructeurs de renoms ont emboité le pas : Alcatel avec l’offre BICS, Siemens, Aastra …
Une nouvelle aire s’ouvre avec l’abandon programmé des protocoles de communications propriétaires et une interopérabilité des postes avec l’ensemble des systèmes de communications via un protocole commun, normalisé et ouvert. La fin où le matériel décidait de la marque de PABX à acheter. Les constructeurs ont compris, que s’ils n’ouvraient pas leurs systèmes, ils allaient perdre des parts de marchés importantes. Les PABX des constructeurs historiques acceptent de plus en plus, au fur et à mesure des release, bon gré mal gré, les postes SIP et délivrent maintenant des postes téléphoniques propriétaires compatibles avec le protocole SIP.
La situation actuelle permet donc de déployer un standard téléphonique logicielle tournant sur une serveur informatique et de raccorder via le réseau informatique de l’entreprise des postes SIP multi-constructeurs. L’investissement n’est plus au niveau matériel, mais au niveau des fonctionnalités et de l’administration.
Au vu de ces éléments, combien de temps encore, les PABX matériels vont-ils continuer ? une chance pour eux, en dehors de toute logique, la France est réfractaire à tout changement … même s’il y a des gains à réaliser ?

Communications téléphoniques gratuites !!!

Les communications téléphoniques gratuites ou le graal de tout consommateur telecom ou la toute puissance marketing versus l’intelligence humaine.

Pas plus tard qu’hier, un client m’annonce fièrement avoir reçu une proposition extraordinaire avec les communications vers les téléphones fixes en France gratuit. Encore mieux, quelques jours plutôt un autre avait déniché l’offre immanquable : appels illimités vers les fixes et mobiles français.

Voilà les opérateurs qui font de l’humanitaire ! Ces même opérateurs qui n’hesitent pas à facturer 2 euros une restriction d’appel ou facturer l’envoi d’une facture papier.
Je suis heureux de noter cette évolution positive.

Mais pédagogue par nature, je me suis senti obligé de leur expliquer, à ces valeureux clients, les dessous de ces offres extraordinaires. Désolé, et non, la gratuité n’existe pas. Un indice : regardez l’abonnement auquel vous souscrivez ? Quel est son montant ? Que contient-il exactement ?
Ne trouvez-vous pas que votre abonnement précédent n’était pas déjà trop cher ?

Et oui, la réponse est là. Par un jeu de passe passe astucieux, vos communications que vous payez horriblement chères, se sont retrouvées intégrées dans votre abonnement. Ah, donc mon abonnement comprend la ligne qui me raccorde au réseau opérateur et un forfait illimité de communications ? Et si je payais mes communications à l’usage, je ferais plus d’économies encore ?
Je vois que vous comprenez vite. Une dernière réflexion sur l’intérêt des forfaits illimités ou non : en France nous disposons de nombreux congés qui se traduisent par des baisses de traffics : le mois d’août où vos factures ne comprennent plus que de l’abonnement, mais aussi la dernière semaine de décembre, une à deux semaines en février, 2 semaines au mois d’avril, et je ne vous parle pas du mois de mai !!!

En conclusion, juste un conseil en partant du principe que la gratuité n’existe pas : comparez toujours les offres, et ne vous satisfaisez pas d’une comparaison avec votre facture actuelle (si le prix de vos minutes est 3 fois le prix du marché, c’est facile de proposer 20% d’économies !!!). J’ai l’exemple d’une personne fière d’avoir réduit son budget télécom par 2, mais qui après analyse paye réellement encore 10 fois trop !

Comment améliorer l’accueil téléphonique

L’accueil téléphonique est critique pour la performance d’une entreprise d’autant plus en période crise. L’organisation de vos solutions télécoms peut sensiblement améliorer la qualité d’accueil perçue par vos clients. Je vais aborder dans cet article uniquement le cas où l’entreprise dispose de plusieurs personnes afin de répondre aux appels clients : service commerciaux, services après vente, accueils mutualisés …

Combien est-ce frustrant quand vous appeler votre hotline, afin de commander un nouveau service ou réserver une place, d’attendre de très longues minutes sans disposer d’aucunes informations pour se voir parfois raccrocher au nez sans préavis.

La première étape est de mettre en place un numéro téléphonique dédié pour le service en question, le SAV par exemple. Cela évite de passer par un standard automatique (vous savez, tapez 1, puis 3 …) qui véhicule une image négative d' »administration ». Ensuite de définir clairement des jours et des plages horaires d’ouverture et de fermeture et de les annoncer clairement aux correspondants. Vous définissez ensuite la profondeur de la file d’attente, c’est à dire le nombre maximum de personnes à mettre en attente en simultané. Ce nombre va dépendre de divers critères notamment ceux directement liés à votre activité. Enfin, il est impératif de définir des tableaux de bord de suivi efficace et précis. Ces statistiques ont 2 vertues : vérifier l’atteinte des objectifs et améliorer le paramètres et la répartition du personnel dédié à ces tâches pendant une période données.

Ce travail préliminaire réalisé, nous obtenons la définitions précises de vos besoins, qui vous permettra de choisir la solution la plus adaptée.

Les solutions sont nombreuses et dépendent à la fois de votre budget, de votre expertise technique et de votre politique fournisseurs.

Certains constructeurs de PABX proposent des solutions intégrées, certaines gratuitement (Ascotel, Panasonic) d’autres payantes (Alcatel, Matra). Ces solutions répondent aux besoins de petits centres d’appels et restent limités. L’intégration avec des applications externes se fait via des liens CSTA ou TAPI, dont les protocoles ne sont pas maîtrisés par tout le monde.

Facture téléphone : économiser, oui mais comment

La facture de téléphone reste un budget important pour les entreprises, et en temps de crise, toutes les économies sont les bienvenues. Mais le téléphone reste crucial pour la bonne marche des affaires. Comment faire des économies tout en minimisant les risques, voire sans aucun risque.

La présélection

La première démarche, la plus simple et la plus rapide (10 jours maximum) consiste à choisir un autre opérateur que l’opérateur historique pour acheminer ces appels sortants. Hors numéros spéciaux, les économies peuvent atteindre 70% du montant des communications. On appelle cela la présélection. En fait, France Télécom route les appels sortants sur le réseau de l’opérateur de votre choix. Cette technologie est maintenant fort bien maîtrisée et donc sans aucun risque.

Mais, vous allez me dire, que les abonnements représentent une partie non négligeables de la facture, d’autant plus qu’ils viennent de subir une augmentation début septembre. Les économies sont là aussi possible, il existe 2 solutions : le raccordement direct à un autre opérateur autrement appelé dégroupage voix et la revente de l’abonnement France Télécom.

Le dégroupage

La première solution consiste à raccorder votre site au réseau de l’opérateur via une technologie DSL (je vous déconseille l’ADSL, voir l’article expliquant les différence entre ADSL et SDSL). L’opérateur installe un boitier, IAD, qui va raccorder votre standard téléphonique au réseau VoIP de l’opérateur. Il existe une contrainte d’éligibilité technique (êtes vous dans une zone couverte par le haut débit) et commerciale (un lien SDSL pour 2 appels simultannés n’est pas rentable). Il y a souvent des frais de mise en service afin de construire les lignes et déployer les services. Le risque se situe dans la maîtrise de l’opérateur de son infrastructure et de sa qualité à intervenir rapidement en cas de panne (et pas seulement à vous verser des pénalités). Un autre point à vérifier : la plus part des opérateurs ne savent pas traiter correctement les flux data provenant de modem (fax, minitel, TPE …). Assurer vous que vous n’en avez pas de connecté derrière votre standard téléphonique.

La VGA : vente en gros de l’abonnement

La deuxième solution, la VGA, consiste à la revente de l’abonnement France Télécom à un prix plus avantageux. Dans ce cas, les économies sont un peu moins importante, mais vous ne changer pas de technologie : il n’y a aucun risque. Cette solution est parfaitement indiqué pour les sites jusqu’à 4T0 ou hors des zones de couverture du SDSL. Au delà, les solutions de dégroupage (SDSL ou Fibre optique) sont plus avantageuses.

Conclusion

Vous connaissez maintenant les 3 moyens d’effectuer des économies sur votre facture de téléphone. Je rédigerai prochainement un autre article, sur les pièges de certaines offres commerciales avec des prix d’appels agressifs mais finalement très onéreux ou du pseudo tout compris convergent extrêmement piègeux. Un conseil : lisez bien les conditions générales et particulières.

En résumé, il existe 2 solutions sans risques techniques et sans frais de mise en service, la présélection et la VGA et une plus agressive en terme d’économie le dégroupage voix, mais pas toujours sans risque.

Comment résoudre une mauvaise qualité de communication VoIP ?

Vous avez déployé une solution de VoIP et vous rencontrez des problèmes de qualité. Alors, que les communications doivent être d’une qualité équivalente au numéris ou proche (dans le cas de compression), vous subissez des blancs, de l’écho, une voix métallique voir même des coupures de communications.

Introduction

Dans l’article, je vais considérer que le site dispose d’un câblage informatique de qualité suffisante et que le matériel déployé est de bonne qualité (switch, routeur, IPBX, postes téléphoniques, passerelles …).

Déterminer l’origine des problèmes

Il va être important dans un premier de temps de déterminer si le problème vient des communications externes ou si le problème intervient aussi sur les communications sur le même site. Si les appels entre 2 postes IP (important) sur le même site (avec l’IPBX en local si nous ne sommes pas en centrex) sont dégradés, il va falloir dans un premier temps résoudre ce problème. Pour cela, il faut vérifier quelques paramètres cruciaux :

  1. quel est le codec utilisé : le codec a une influence sur la qualité perçue. si on a un PABX, utilisez le G711 voire G722 (codec large bande permettant de mieux reproduire la voix). En mode centrex, il peut être souhaitable d’économiser la bande passante, alors le G729 sera le codec de choix.
  2. le mode peer to peer activé : si oui, le flux RTP reste sur le réseau local en mode centrex, la connexion se faisant de poste à poste. Le WAN n’intervient donc pas dans le flux voix en dehors de la signalisation (qui peut-être considéré dans un premier temps comme négligeable d’un point de vue bande passante si on le compare aux flux RTP). Sinon, pour un appel entre 2 postes sur le même site, nous avons 1 appel sortant et 1 appel entrant sur le site, il y a donc un impact sur le WAN.
  3. la fonction VAD (Voice Activity Detection) est-elle activée ? cette fonctionnalité intéressante permet de limiter la bande passante d’une communication en supprimant les paquets incluant les silences. Suivant les réglages, l’économie peut-être importante. Cette fonction est inutile en local, et doit-être désactivée. Elle est difficile a bien paramétrer, et en cas d’erreur les mots seront coupés, les communications pouvant devenir inaudibles.
  4. un VLAN voix a t’il été paramétré appliquant la CoS voix aux flux concernés ?
  5. vérifier que les équipements sont bien à jour, car une version firmware peut avoir un défaut expliquant le problème.

En général, les problèmes sont surtout rencontrés lors des appels externes. En effet, la bande passante est alors plus limitée, les communications passent parfois sur internet et le lien est aussi parfois partagé avec d’autres flux.

VoIP via internet

Je ne conseillerai jamais assez de ne pas transporter la voix sur internet. Internet n’a pas été conçu pour transporter des flux temps réels et ne sait pas garantir la qualité (cela ne veut pas dire que cela ne marche pas). De plus, la sécurité sera aussi difficile à assurer. Je vous laisse imaginer ce que je pense des offres de trunk SIP via internet. Il suffit d’aller voir la liste des failles de sécurité pour prendre peur, mais ce n’est pas le sujet du jour, mais d’un prochain article.

Autres informations essentielles

En plus des questions posées plus haut, il faut aussi obtenir d’autres informations :

  1. Nombre d’appels simultanés externes
  2. Bande passante du lien haut débit (en IP)
  3. Le lien est-il dédié à la voix ? si non, quels sont les mécanismes qui prioritisent la voix sur les autres flux ?
  4. Les flux voix empruntent ils internet ou restent sur le réseau de l’opérateur ?
  5. En mesurant les flux sur le lien, vous pourrez vérifier si le lien est saturé, si les règles sont bien appliquées ou si le lien souffre de perte de paquets ou de gigue.

Quelques pistes

Ne connaissant pas vos cas particuliers, je ne peux pas allez beaucoup plus loin, mais si vous avez des connaissances réseaux suffisantes et en répondant aux questions ci-dessous, vous avez toutes les billes pour trouver la source du problème. Pour vous aider un peu plus, on peut obtenir des informations intéressantes en écoutant la qualité de la voix.

  • Vous avez des blancs en court de communication, il faut regarder du côté de la VAD si elle est activée. Ensuite, cet effet peut-être causé par de la perte de paquet ou une gigue trop importante du lien WAN. Cela peut aussi être dû à une règle de QoS mal définie.
  • Vous avez des bruits ou des craquements. Ils sont souvent causés par une congestion du LAN ou du WAN.
  • Vous avez une voix de robot, regardez du côté de la perte de paquet dûe à une gigue trop importante. (reste à trouver la source de cette gigue).
  • Vous avez de l’écho. Cela est dû à un problème de réglage de l’echo canceller du PABX ou de la gateway.

J’écrirai prochainement un article détaillé sur les symptômes et les causes qui s’y rattachent.