Moteur de recherche respectant la vie privée : https://www.privatesearch.io/

Alors que les Google, Bing ou Yahoo stockent jusqu’à plus soif vos recherches, croisent ces données avec vos historiques de navigation, utilisent abusivement les cookies dans le seul but de rendre ces données aux plus offrant. Vous coupler cela à Facebook, les grandes multinationales connaissent vos goûts, vos opinions politiques …

Je vous invite à découvrir ce moteur de recherche privateserach.io , en fait un meta moteur, qui permettra d’effectuer vos recherches en évitant le stockage abusif de vos données.

Les résultats sont de qualité, nettoyés de toutes publicité et de tous liens payants.

Ce type de moteur de recherche (comme d’autres) fait partie de l’arsenal à votre disposition afin de se protéger de la curiosité malsaine des grandes multi-nationales et états.

Infographie loi renseignement par Gandi

Une infographie réalisée par l’hébergeur Gandi expliquant et détaillant la loi sur le renseignement concoctée par le gouvernement Hollande.

infographie loi renseignement gandi

Projet de loi Renseignement : agissez contre la surveillance de masse

Affiche publiée par la quadrature du net appelant à la mobilisation contre la surveillance de masse

Affiche1-pjl-surveillance

Sous Surveillance J-9

Appelez vos députés ! Refusez cette loi de surveillance ! sous-surveillance.fr #PJLRenseignement

Plus que 9 jours pour agir contre la surveillance généralisée !

Le projet de loi relatif au Renseignement met en danger les libertés fondamentales.

via Sous Surveillance.

Hiawatha, serveur web sécurisé, utilise mbed TLS

Hiawatha, serveur web sécurisé, utilisent maintenant mbed TLS. Explication de ce changement.

Lors de la Release 9.12, Hiawatha, un serveur web sécurisé open source,  a annoncé utiliser maintenant mbed TLS au lieu de PolarSSL. En effet, ARM a acquis PolarSSL qui a été renommé mbed TLS. Juste un changement de nom ? (malheureux, car comment perdre de la renommée, mais ce n’est que mon humble avis). En fait non, car des changements sont intervenus au niveau du code ce qui a pour conséquence une perte de compatibilité avec les anciennes versions de PolarSSL. Hiawatha ne supporte plus que les versions de mbeb TLS à partir de la version 1.3.10.
Attention lors de vos mises à jour, même si l’impact doit être nul d’après le mainteneur.

Par ailleurs, les nouvelles versions des paquets debian sont disponibles comme d’habitude grâce à Chris sur le site files.tuxhelp.org. Enfin, si vous recherchez un package pour votre Raspberry PI préférée, c’est par ici : https://files.intermezzo.net/hiawatha_raspi/

Par ailleurs, je suis curieux de connaître le retour d’expérience d’utilisateurs de Hiawatha ainsi que les raisons de leur choix. Postez un message en commentaire !

SFR : hausse de tarifs – résiliation

Si vous êtes abonnés SFR, vous avez du recevoir quelque messages fort agréables ces derniers jours vous annonçant diverses hausses. Il est vrai que Altice, la maison mère de Numéricable et nouveau propriétaire de SFR ne fait pas dans la dentelle, bien déterminée à rentabiliser son investissement dans des temps records. Après avoir mis la pression sur ses fournisseurs avec des méthodes peu recommandables, c’est au tour des clients d’être pressés comme des agrumes.

Mais sachez que vous avez la possibilité de résilier votre contrat en vertu de l’article L121-84 du Code de la consommation dans les 4 mois de l’entrée en vigueur de cette augmentation. SFR le précise malgré tout dans sa lettre afin de se conformer à la législation. Mais comme tout le monde ne lit pas les petites lignes écrites de manières peu lisibles, il est bon de le rappeler.

Bien sûr, vous pouvez aussi d’essayer de négocier avec le service client, mais ça, je ne l’ai pas encore essayé.

Fibre optique : explications

Dans cet article, je vais vous expliquer les différents types de liaison de fibre optique, les avantages et inconvénients de chacune.

FTTx : définition

Derrière le terme barbare FTTx, on définit différentes manière de raccorder l’abonné via la fibre optique. La fibre est utilisée soit sur toute la boucle locale ou en partie.
Souvent, quand on parle de raccordement des utilisateurs à la fibre optique, il s’agit de s’approcher via le réseau de fibres optiques au plus près du client, puis de raccorder celui-ci via une paire de cuivre (opérateurs télécom) ou d’un câble coaxial (câblo-opérateur).

Selon que la fibre est plus ou moins proche de l’utilisateur, on va utiliser différents termes :
FTTC : Fiber To The Curb : la fibre arrive jusqu’au trottoir
FTTB : Fiber to The Building : la fibre arrive jusqu’à l’immeuble, le raccordement à l’abonné est ensuite réalisé via d’autres technologies : câble, VDSL …
FTTH : Fiber To The Home : la fibre arrive jusqu’à l’abonné . Dans ce cas, la boucle locale est entièrement fibrée de bout en bout.

Architecture : P2P ou GPON

P2P ou Point à Point définit une architecture ou l’abonné dispose d’une fibre dédiée entre le NRO (Noeud de Raccordement Optique) et son logement ou bureau. Contrairement à l’architecture PON (Passive Optical Network) où l’on va multiplexer, c’est à dire faire passer plusieurs abonnés par une même fibre et utiliser un splitter passif afin de les raccorder. La bande passante est donc mutualisée, mais a pour avantage un coût de déploiement plus faible.

L’avantage économique de l’architecture GPON est indéniable. On regroupe jusqu’à 64 fibres d’abonnés dans une seule. Le diamètre des fourneaux est donc plus faible et le coût lié au génie civil plus faible.

L’avantage technique va à l’architecture P2P. L’abonné peut utiliser, hors restriction, la totalité de la bande passante disponible, alors en GPON, la bande passante est mutualisée. Le débit maximal descendant de GPON est de 2,5Gb/s. Si l’on souhaite fournir 100Mb/s à chaque abonné, on ne peut raccorder que 25 abonnés. Mais dans les faits, on part du principe que les 64 abonnés ne téléchargent pas 100Mb/s en même temps. Surbooking ?

Composants d’un réseau optique

Les termes utilisés peuvent paraître déroutant, car bien différents de ceux utilisés dans les réseaux DSL. Mais ces réseaux n’ont rien à voir !

OLT : Optical Line Termination : terminal optique côté opérateur

ONT : Optical Network Termination : terminal optique chez l’usager

ONU : Optical Network Unit = ONT

Splitter : multiplexage / démultiplexage dans le cas du réseau passif (PON)

Commutateur / routeur optique : équipement qui vont gérer le trafic dans le cas d’un réseau actif (P2P)

Conclusion

La plupart des réseaux grand publics sont basés sur l’architecture PON pour des raisons économiques. Seuls les réseaux entreprises, hors exception, peuvent avoir accès au réseau P2P, mais cela va dépendre de l’opérateur, mais aussi de l’offre souscrite. Un client Orange n’aura pas la même solution s’il souscrit à un abonnement fibre pro ou à un abonnement Fibre Optique via le réseau MPLS. Le prix n’est pas le même non plus !

Attention aussi aux offres pour les particuliers annonçant des débits de plusieurs centaines de Mb/s. Le débit de la fibre est partagé entre plusieurs clients, les opérateurs font du surbooking et ne s’engagent nullement sur ce débit. On reste sur du best effort !

Part de marché des services fixes de haut débit en France – 3ème trimestre 2014

L’ARCEP, l’autorité de régulation des communications électroniques et postales, vient de publier les derniers chiffres concernant le marché des télécommunications électroniques des services fixes haut et très haut débit pour le troisième trimestre 2014.

Le marché est en constante croissance d’une valeur annuelle de +4% (+ 1 million de lignes sur 1 an).  L’ARCEP insiste sur le fait que la croissance est soutenue par les liaisons à très haut débit (liaisons supérieures à 30Mbits/s) dont la croissance est de 34% en un an.

évolution nombre abonnements haut débit en france

Le nombre d’abonnements internet à haut et très haut débit sur réseaux fixes inclut les abonnements xDSL, câble, fibre optique, BLR, satellite et wifi. Enfin, sont comptabilisés comme des abonnements très haut débit les accès à internet dont le débit crête descendant est supérieur ou égal à 30 Mbit/s quelle que soit la technologie support.

Si on analyse ces chiffres avec les éléments déclarés par les opérateurs, on obtient les parts de marché suivantes pour le troisième trimestre 2014 (La catégorie « autres » est calculé en prenant le total ARCEP défalqué des totaux publiés par les  opérateurs : Orange, Free, SFR, Bouygues et Numéricable) :
  • Orange : 40,00 % (croissance annuelle de 2,1%)
  • Free : 22,61 % (croissance annuelle de 4%)
  • SFR : 20,32 % (croissance annuelle de 0,2%, mais décroissance depuis début 2014 !)
  • Bouygues Télécom : 9,03% (croissance annuelle de 19,5%)
  • Numéricable : 4,21 % (croissance annuelle de 6,3%)
  • Autres : 3,83 % (croissance annuelle de 16,3%)
Parts-de-marche-T3-2014-haut-debit
Il fat noter la décroissance de SFR qui s’explique par la revente à Numéricable (qui fait de cette dernière le 2ème acteur sur la place) et la poussée de Bouygues Télécom (en recrutement net au 3ème trimestre est premier avec 378 lignes, devant Free avec 225 et Orange avec 212).

Neutralité du Net : vote au Parlement européen – notre nécessaire mobilisation

La quadrature du net vient de publier un article concernant le prochain vote au parlement européen touchant la neutralité du net (et les propositions de la commissaire européenne en charge du dossier ne vont pas dans le bon sens ! 🙁 )

 

Cet article détaillé vous explique les différents éléments mettant en danger la neutralité du net et les actions envisagées.

Je vous encodage à lire cet excellent article :

http://www.laquadrature.net/fr/vote-sur-la-neutralite-du-net-au-parlement-europeen-les-eurodeputes-doivent-proteger-internet

ADSL ou SDSL que choisir ?

Comment expliquer la différence de prix entre un abonnement ADSL ou SDSL ? quels sont les points communs et les éléments qui les différencient ? avantages et inconvénients ?

De manière récurrente, les clients se demandent quel est la différence entre un lien ADSL et un lien SDSL (en dehors de la première lettre, bien entendu ;-) ). Je vais essayer de répondre à cette question de manière aussi complète que possible.

ADSL

L’ADSL propose un débit asymétrique (le A veut dire Asynchronous). Le débit download est plus important que le upload. En résumé, les téléchargements depuis internet sont plus rapides que l’envoi d’un fichier à un correspondant en dehors de l’entreprise. Dans une utilisation de surf et d’email standard, ce type de débit est largement suffisant car le download est la valeur la plus importante. Pour vous donner une idée, l’ADSL Max propose un download allant de 608 kbit/s (en ATM) à 10 272 kbit/s mais un upload allant de 384 kbit/s à 1024 kbit/s ! Le débit varie selon la « qualité » de la ligne analogique (la paire de cuivre pour être précis, raccordant votre routeur au DSLAM de l’opérateur).

SDSL

Un lien SDSL propose lui un débit symétrique plafonnant à 2048 kbit/s par paire. Sur 4 paires, un débit de 8192 kbit/s est proposé. Il convient mieux dans le cadre de l’hébergement de serveur sur le site ou d’applications utilisant des flux symétriques comme la voix sur IP ou la visioconférence sur IP.

Les débits

Un autre élément différenciateur très important est la garantie du débit. Il n’y a pas de garantie de débit sur l’ADSL alors que le débit d’un lien SDSL est garanti (soit à 100% du temps soit à 95% du temps avec un débit plus faible garanti 100% du temps). Les puristes vont me parler des offres ADSL à débit garanti, mais qui ne sont plus guère commercialisées. En effet, un lien ADSL 2048/250 vaut le même prix (en mensuel et en frais d’accès au service) qu’un lien SDSL 2cS (2048/2048), d’autant plus qu’aujourd’hui l’upload est aussi important que le download, mais je me devais d’apporter cette précision.

Les garanties de rétablissement

En cas de coupure, il est crucial pour une entreprise qui est de plus en plus dépendant de son accès haut débit d’être rétabli rapidement. Un lien SDSL est accompagné d’une garantie du temps de rétablissement de 4H (GTR) en heures ouvrées ou non ouvrées en option. Pour un lien ADSL, la garantie est du « best effort ». En réalité, le rétablissement est en moyenne d’une journée dans le cas d’une panne franche et continue. (Il existe récemment une option de GTR 1 J en revente France Télécom, mais les pénalités assorties en cas de non respect sont ridicules, ce qui me fait douter de la performance de cette GTR). Le problème du rétablissement de pose en cas de bagottement, ou de défaut de la paire de cuivre (la responsabilité n’est plus celle de l’opérateur mais du service SAV de la ligne analogique du client. Selon l’option choisie, le délai varie de 4H à 48H). Il faut malgré tout noter, que les problèmes sont rares et dans 90% des cas rapidement résolus. Mais, il faut savoir que pour une minorité de cas, le délai de rétablissement peut dépasser la semaine !!!

Autres différences

Une autre différence importante, la paire de cuivre est dédiée pour un lien SDSL tandis que pour un lien ADSL, elle peut-être partagée avec un téléphone ou un fax. Ce qui peut poser problème en cas de dégradation du filtre ou du terminal analogique en injectant des parasites sur la ligne. En cas de bagottement d’un lien ADSL, le bon réflexe est de débrancher tous les équipements analogiques raccordés sur cette même ligne et de changer le filtre. Cela résoud souvent le problème.

Un lien SDSL est une connexion continue tandis qu’un lien ADSL est une connexion à la demande. Le routeur ADSL monte un tunnel L2TP entre lui et l’équipement de l’opérateur. Cette session est réinitialisée au bout de 24H. Ce phénomène est en général transparent pour l’utilisateur sauf dans le cas où il est en communication téléphonique via un téléphone IP, ou il est en train d’effectuer une sauvegarde sur un serveur distant.

D’autres caractéristiques techniques plus pointues sont à prendre en compte, notamment dans le cadre de projet de voix sur IP ou d’hébergement de serveur de type Citrix ou TSE. Le temps de réponse, la gigue et la perte de paquets sont 3 paramètres qui sont meilleurs sur un lien SDSL que sur un lien ADSL, même si le réseau de l’opérateur a une influence importante sur la fluctuation desdit paramètres. Par exemple, sur un lien ADSL, j’ai mesuré des temps de réponse moyens de 80 ms alors que sur un lien SDSL 20 ms.

Prix

Le critère prix est aussi un autre élément important différenciant. Alors qu’un lien ADSL entreprise coûte en moyenne 45 €, un lien SDSL commence à 140 €.

Conclusion

Le choix du type de lien doit se faire selon plusieurs critères : la criticité du site raccordé, les différents flux que doit transporter le lien, le nombre d’utilisateurs simultannés sur site par application, le nombre d’utilisateurs extérieurs au site se connectant aux applications hébergées et bien entendu le budget. Il peut être judicieux d’aggréger plusieurs liens d’opérateurs de boucles locales différents et de mettre en place des mécanismes de failover, de load balancing et de gestion de la qualité de service évoluée (attention, tous les types de flux ne supportent pas ces mécanismes, et la mise en oeuvre est complexe).

J’espère que ces éléments vont vous permettre de mieux choisir le type de vos liens. Je n’ai pas abordé la fibre optique, car le budget la réserve à des besoins de débit supérieurs aux possibilités actuelles du SDSL.